La passerelle de Sablé-sur-Sarthe, vue du ciel (et franchement, on ne s’en lasse pas)
Il y a des chantiers qui se suivent au sol, appareil photo en main, casque vissé sur la tête. Et il y en a d’autres qui méritent clairement d’être racontés par 40 mètres de hauteur, drone en main, cœur qui bat un peu plus vite. La nouvelle passerelle Renée-Roy de Sablé-sur-Sarthe fait, sans discussion possible, partie de la deuxième catégorie.
Quelques informations sur la passerelle: 106 mètres de long, dont 75 mètres qui enjambent directement la Sarthe. Une structure acier signée par le groupement Artelia/AEI. Un budget de 5,4 millions d’euros (avec un joli coup de pouce de 2,8 M€ venus de l’État, de la Région, du Département et même de l’Union européenne via les fonds FEDER). Source: Mairie de Sablé sur Sarthe.
Nous, on a suivi ça en deux temps forts : février et juin 2026. Et clairement, entre les deux visites, on ne regardait plus le même ouvrage.

Elle avance dans la brume.

Passerelle piéton à Sable/Sarthe.
Février 2026 : le tablier au-dessus de l’eau, et nous au-dessus de tout
Retour en arrière. Ce matin-là, Sablé-sur-Sarthe se réveille noyée dans la brume, le clocher qui perce à peine la purée de pois, la ville qui flotte littéralement au-dessus d’elle-même. Pas franchement les conditions rêvées pour un vol de drone. Et pourtant, c’est exactement ce genre de lumière-là qu’on ne trouve dans aucun catalogue : le chantier qui émerge doucement du brouillard, les équipes en haute visibilité qui s’activent sur le tablier pendant que le jour se lève à peine.

Sablé sur Sarthe dans la brume
La passerelle a été entièrement assemblée sur le site de l’hippodrome, comme un meccano géant, avant d’être hissée et posée au-dessus de la rivière le 2 février 2026. Ce genre de manœuvre, ça ne se refait pas deux fois. Autant dire qu’on n’avait pas le droit à l’erreur ce jour-là — ni sur le pilotage, ni sur le cadrage. la brume était présente pour ajouter de la magie à l’opération.
Des images au dessus de la brume.
Le drone permet ici ce que personne au sol ne peut voir : l’alignement du tablier avec les deux rives, la précision du levage, l’ampleur réelle de l’ouvrage par rapport à la Sarthe et à la ville tout entière. Vu depuis la berge, on imagine. Vu du ciel, au lever du jour, dans la brume, on comprend vraiment. Photographe de formation, pilote de drone par passion (et par métier depuis 10 ans maintenant), on sait que certaines images ne se racontent qu’en plongée, et qu’un peu de brouillard n’a jamais tué une bonne photo.
Et puis il y a ces instants qu’on ne planifie jamais, qu’on ne commande à personne : deux oiseaux qui traversent le cadre pile au moment où la grue perce la purée de pois. Ce genre de hasard-là, on ne le trouve dans aucun brief client. On ne peut que le guetter, la mémoire vive, l’œil rivé sur l’écran de contrôle.

Suivi de chantier dans la Sarthe.

Coordination.
Juin 2026 : les abords se dessinent, la ville prend forme
Quatre mois plus tard, changement de décor. L’ouvrage est en place depuis l’inauguration du 26 avril, et notre passage de juin nous a permis de documenter l’avancée des aménagements : rampes d’accès des deux côtés (la passerelle est pensée accessible aux personnes à mobilité réduite, un vrai point positif du projet), finitions de voirie, éclairage. La livraison complète du chantier est prévue pour cet été.

Suivi de chantier- Nouvelle passerelle.

Suivi de chantier à Sablé sur Sarthe (72).
C’est là tout l’intérêt d’un suivi de chantier par drone dans la durée : on ne prend pas une photo isolée d’un ouvrage fini, on raconte une histoire, celle d’une ville qui relie enfin deux quartiers — le secteur de l’hippodrome et celui de Montreux — séparés depuis toujours par la Sarthe.
Pourquoi faire appel à un drone (et pas juste un appareil photo, un trépied, et beaucoup de patience) ?
Parce qu’un pont, ça se regarde de face, de dessus, en oblique, en contre-plongée. Parce que la lumière rasante du petit matin sur une structure acier de 106 mètres, ça ne s’improvise pas. Et parce qu’en dix ans d’expérience sur des ouvrages d’art, ponts, viaducs et chantiers en tout genre dans le Grand Ouest, on a fini par comprendre une chose : l’expertise ne se limite pas à faire voler une machine.
Il faut connaître la réglementation, anticiper la météo, composer avec le point de rosée. Composer avec la faune (les hérons de la Sarthe ne nous ont pas vraiment demandé notre avis). Et surtout, savoir où et quand se poster pour que l’image raconte vraiment quelque chose. Après, il y a toujours les aléas de chantier. Les reports, les retards, les décalages. Sans omettre les imprévus. Souvent climatique. Un exemple. Le jour de la pose, le débit de la Sarthe était de plus de 100m3 par seconde, contre 32 environ normalement. Donc on décale, le chantier. Risque zéro pour tout le monde.
10 années d’expérience à votre service.
C’est exactement le même savoir-faire qu’on met au service de nos clients du BTP et des collectivités depuis une décennie — qu’il s’agisse d’un suivi de chantier complet avec caméras timelapse, ou d’une simple série de prises de vues ponctuelles.
Pour les curieux, la Ville de Sablé-sur-Sarthe détaille tout le calendrier du projet sur sa page dédiée, et Ouest-France est également revenu sur l’inauguration du 26 avril.
Et bientôt, le film
Un montage vidéo complet de ce suivi est actuellement en cours de finalisation, en cours de validation avec notre client. On vous en dira plus très vite.
Et la suite ?
On continuera à passer par Sablé-sur-Sarthe dans les prochains mois, histoire de documenter les derniers aménagements et l’appropriation de l’ouvrage par les Saboliens (les premiers cyclistes du dimanche matin, ça promet de belles images). Si vous avez, vous aussi, un chantier, un ouvrage d’art ou un événement à raconter depuis les airs, on en discute quand vous voulez.
OLAO — photographe et pilote de drone dans le Grand Ouest depuis 10 ans. Suivi de chantier, inspection, reportage aérien : notre expérience, vos images.




